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CLUEDO KREW

H.A.K. presents a lo-fi hip hop band with San-té, Fang Shih Yu, TBZ, Ayato...

What the heck ?! | 27 juin 2008

Ne vois-tu pas
Que la seule volonté de mon krew est d'égayer ton quotidien ?
Ton protectionnisme urbain reste anodin
Ressers-toi un verre de vin
Et matte-moi de ta fenêtre
Décorer ta boite au lettre
Mon blaze anti-statique
Réplique à ta paranoïa égocentrique
Mon trip reste hermétique
À tes humeurs élastiques...

Mais pas de problème pour mon krew:
CLUEDO !
On devra courir
À la vue du grand méchant loup
On saura mentir
Et dire bah... que c'était pas nous

J'maitrise mes pulsions de réaction
J'déguise la volonté de mon action
Déclinaison d'identité
"TBZ !"
Inclinaison / sobriété
J'reste actif dans l'efficacité
Et surtout pensif face à la médiocrité
J'reste actif dans l'efficacité
Et surtout pensif devant le style du kisdé
Confiscation du matériel !
Une blaze sans pareil
M'envahit et surtout me réveille
Mais je reste volontaire...
Pour faire la chouille
Et continuer à me payer ta bouille
Finis la fouille ! Fouille-merde !
Ou j'fout le camps
Tu foisonnes trop d'conneries

Ouais mes blazes...
Comme des balles
Ont de l'impact !
Et avec le temps
Restent intacts !


TBZ

Publié par Fang Shih Yu à 23:59:46 dans Tu veux du rap papa ? | Commentaires (0) |

Zalem | 27 juin 2008

J'déambule la nuit dans Zalem et la haine
N'enflamme pas les yeux des SDF qui traînent
En préambule de ce poème je formule un vœu
Une tente MSF pour chacun d'entre eux
Vœu pieu pour les uns, lieu commun pour les autres
Façon de se disculper ce qu'on est bien chez les nôtres
Blasés de la misère visible qui partagez
Le cliché du clodo qui refuse le boulot sachez !
Qu'au bout du rouleau y'a pas de magot caché,
Y'a pas de complot de prolos qui en veulent à vos euros
Pour les marmots fauchés entrés en révolte
Après la mort pour rien de deux potes sous les volts
Deux mots rassurent le bobo
« Tolérance zéro ! » rappelle Sarko Zorro
Libéral sans attelles qui martèle les cerveaux
Et qui ne tape pas que sur les nerfs des mecs du Cluedo
Quand il essaie le mot karcher et mesure son écho !
Avocat de Neuilly ! Avoue que t'as la trique dis
Ta matraque dans le slip trahit tes envies de fric
Le pouvoir du costard chic et de l'agenda bien rempli
N'ont rien à voir avec la république des accros au jaja
Pas de famille pour celui-là
Que le souvenir du trauma
Trois fous virent dans le coma
Suite au combat... livré pour la goutte !
En plein après-midi les gueules cassées cassent la croûte au milieu du carbone
Et leurs corps d'hommes meurtris sont si loin
Du mien mieux portant je me sens bien
Loin si loin de tous mes voisins les spectres urbains
Pour eux souvent pas de choix, pas de voie de sortie,
Et pas l'envie de trouver un meilleur toit que le pont de Bercy.
En face des colonies marginales le béton de l'économie d'Etat !
Triste césure spatiale
Risque de suicide social
Les deux extrêmes du Capital se matent par-delà la Seine
La cour des miracles !
Toujours la même claque !
Mais l'habitude de dire non de compter les moignons
D'enjamber les culs-de-jatte
Parfois ma tête éclate
Parfois ma tête éclate

Rien à voir pourtant
Avec le temps qui suit celui des conflits
Quand le deuil en série se substitue aux tueries !
Aujourd'hui moins de traces, moins de mutilés dans les rues
Plus beaucoup de poilus témoins du bal des obus et pourtant
Qui supporte de parler avec ceux dont le corps annonce la mort
Avec ceux dont le sort est de cumuler le vécu ?
Dans la rue On s'habitue si bien à la vue des indigents
On ne les distingue plus très bien du reste des gens
On force le pas quand le cœur ne suit pas

Zalem !

Cité décadente sous la fiente des pigeons mutants
Capitale brassant mille rêves différents
Où chaque jour la faim d'un enfant croise un caprice de Cadillac !


Fang Shih Yu

Publié par Fang Shih Yu à 22:57:48 dans Tu veux du rap papa ? | Commentaires (0) |

Gaïa | 05 juillet 2006

Bienvenue sur la planète Terre
Calot bleu du système solaire
Jeune fille en fleur de l'univers
Invitée VIP d'la grande danse cosmique
Promise à l'utopie et à l'avenir édénique
Gigantesque fresque en double-teinte sur la toile
Le créateur n'est qu'un artiste-peintre vendeur d'étoiles
La Terre est sa palette, florilège de couleurs
Rouge bleu jaune, de quoi réchauffer les cœurs
Des montagnes prospères, des océans des vallées à dévaler
Déserts forêts et mers, volcans geysers de toute beauté
Panorama paradisiaque qui époustoufle
Diaporama orgiaque à couper l'souffle
Vision presque indécente, volupté indélébile
Verdure fluorescente, jusqu'à l'arrivée des indociles
Irrespectueux des lois de la Nature
Dégradation des mœurs et des cultures
Transmission vaine des Anciens envers leurs progénitures
Adaptation impertinente
Avidité et haine uniques fondements de leur éthique impure


San-té

Publié par Fang Shih Yu à 17:51:36 dans Tu veux du rap papa ? | Commentaires (0) |

Parfum de prose... | 04 juin 2006

Vision cachée rouge carmin
Tachée d'kir mûre dans mon karma
Effusion mentale instantanée
Crash intestinal inopiné
Fusion explosive défrayant les conventions
Onirisme à son paroxisme à profusion
Fuyant les banalités
Chiant comme la normalité
Putain le cadre est trop morose
La dernière goutte dans mon vers de rose
Le niveau d'merde atteint l'trop-plein ça sent l'purin à overdose
Douce psychose..
Brute comme saigner du pif dans un flacon d'parfum de prose


San-té

Publié par Fang Shih Yu à 19:34:44 dans Tu veux du rap papa ? | Commentaires (0) |

Pluton | 07 avril 2006

Au gré des feux de bois allumés les abysses s'échappent du calumet
Et font tanguer la tête des femmes agenouillées
Quand sa flamme crépite la plus petite d'entre elles
Se jette dans le foyer et s'y brûle les ailes

S'en suivent les cris de l'immolation
Et pour les dieux l'heure de la collation
Sonne au solstice d'été sur Terre
Au sacrifice nocturne d'une femme du désert

Dans le camp des fils de Caïn les feux de joie sont ranimés
Par le souffle divin des vaisseaux illuminés
Après l'offrande humaine s'amènent les plutoniens
Qui investissent l'Afrique et distribuent du pain

Le fric de Pluton et de son satellite
Féconde la Terre et ses parasites
Ceux qui ne succombent pas avant le solstice d'été
Se gavent comme des oies au banquet de l'année

Au son des bouteilles débouchées les seigneurs sont remerciés
L'astre bleu mâche, chante, se met à danser
Car une tablée sous l'arche des princes de pluton
Réunie les affamés des quatre horizons

Mais avec le temps s'affaiblissent les yeux
De ceux qui trahissent les cieux
Et au jour du solstice leur glisse entre les doigts
La boussole qui indique le cap orgiaque des rois

Sur la neuvième planète un Eden a fleuri
Une colonie parfaite et autonome a grandi
Pluton brille de mille feux
Comme une fille au milieu
D'une foule à mille lieux
Des quartiers miteux

Autrefois astre glacé aux confins du système solaire
Une fois que le froid cinq fois polaire fut chassé
Une fois que le toit de la mégapole fut fixé
Des fois qu'un mégapode mazouté et malin
Déclenche une épidémie de H5N1
Une fois que le virus a muté sur le sol terrien
Que la harissa ait montée au nez du plutonien
Adepte de virée en 4/4 cow boy plus santiags que Kat
Qui file à Lhassa city où défile en super 8 une vie
Face à l'oxygène placé sous la cage de verre
En service devant les parterres de myosotis arrosés
Le garde immobile regarde les fils se prémunir des invasions
Au temple d'Isis libations dévotions
Et artifices de la caste cadenassée
À l'horizon la guerre avance à grande vitesse
Pluton en boule menacée pense à enfoncer le bouton


Fang Shih Yu

Publié par Fang Shih Yu à 12:20:29 dans Tu veux du rap papa ? | Commentaires (1) |

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