Erotomane alcoolique, ANIMA BLASTER ne jure que par la défonce et le cul. Arnaud doublé d'un Truffaut. Sur l'Art ? Il ne jure de rien, d'ailleurs c'est pour ça qu'il le pratique. Baignant depuis l'enfance dans la dyschromatopsie, il balance entre la deutéranopie et la protanopie, mais attend de passer un jour les tests d'Ishihara pour faire la part des choses. Son daltonisme présente au moins l'avantage d'apporter un côté patchwork à son horrible style vestimentaire. Chez ANIMA BLASTER, le mauvais goût est de rigueur pour tout ce qui touche à LA mode, l'idée étant de devenir un sac qui jure de partout... et sur rien. Nulle expression ne fait plus marrer ANIMA BLASTER que la sentence débile : hygiène de vie. Il ne peut s'empêcher, au reste, de pourfendre son premier mot par le milieu, certain qu'on perd moins son temps à méditer sur nos « hyènes de vies » qu'à courir comme un benêt sur un tapis mécanique au rythme d'une soupe indigeste, dans l'une de ces salles qui proposent de se sculpter le corps en compagnie de joggings odorants. Le peu d'estime dans lequel ANIMA BLASTER tient la gym-tonic n'a d'égal que son aversion pour le gin-tonic. Cependant, la solitude est parfois si insupportable et le besoin de se vider si fort, qu'il n'a d'autre choix que d'aller zouquer comme un naze à la Chapelle des Lombards sur les tubes du moment, entre deux rangées de blacks, eux-aussi au taquet de nanas. ANIMA BLASTER préfère trinquer à l'irrépressible appel du Dance-floor qu'à l'hygiène de vie des vivants soucieux. L'hygiène tout court non plus ce n'est pas son truc, lui qui chie du sang et se gratte le cul. En matière de perlouzes, il est persuadé qu'Evguenie Sokolov est LA référence. Il aimerait tant lui ressembler et, comme lui, mettre à profit ses vents. Seulement, la vie, dans sa grande injustice, a préféré le priver d'un anus digne de ce nom, d'un trou soufflant au point d'indisposer les je-m'en-foutistes du Père-Lachaise. C'est pourquoi il se cure souvent le nez avec violence, comme pour combler un manque. ANIMA BLASTER, en effet, ne s'embarrasse pas et ratisse ses parois nasales au vu et au su de tous. Il faut voir le plaisir évident que lui procure l'arrachage de pans ensanglantés aux dimensions de l'ongle au travail. Après l'inspection, il fourre tranquillement son gluant dans un mouchoir en tissu, ou dans sa poche, c'est selon. Le besoin de se fouiller le prend subitement et n'importe où : aux Marcheurs par exemple, quand il s'installe en bout de zinc et ouvre un Charlie pour considérer le faciès de transsexuel de Carla la pute. En ce qui concerne les expectorations, ANIMA BLASTER est passé maître dans l'art de créer des trapèzes éphémères. Deux crachats mesurés, et aussitôt il coiffe la première caisse passant à portée de salive d'un de ses fameux quadrilatères. ANIMA BLASTER est pour l'exploitation jusqu'à plus soif des ressources pétrolières. Parce que c'est comme ça. Tout moteur qui ne roule pas à l'énergie verte se trouve être son ami et toute raffinerie sa Comté. Avant de sortir dans les lieux susceptibles d'accueillir de la pelouse à brouter, ANIMA BLASTER met du parfum pour faire diversion. Afin de se donner du cœur, il se repasse en boucle la chanson « Chick Habit » d'April March et fignole sans y croire ses entrechats dans la salle de bains. ANIMA BLASTER préfère avoir le gland irrité que l'avoir détendu. En cela, il rejoint le goût de la plupart des contemporains du même sexe. Aussi est-il possible, sur le coup des quatre heures, de le voir, rond comme une barrique, s'éclipser comme un ninja. C'est qu'il s'agit pour lui de rejoindre dans un cagibi suréquipé, une Marilyne quinquagénaire, aux boucles d'or comme la vraie et de l'y baiser laborieusement. Certaine nuits d'ivresse passent sur les bleus de son âme le baume efficace de l'oubli de soi, dont l'effet bienfaisant décline avec la lune. L'aube apporte ensuite son lot d'hématomes douloureux, sorte de pense-bêtes témoignant de chutes ignorées. On les répare et l'on repart dans les bras de la consolatrice qui suit, la nuit. Parfois, ANIMA BLASTER déambule jusqu'à la Pitié Salpetrière et s'arrête devant l'entrée pour considérer l'hommage rendu à Philippe Pinel, « le bienfaiteur des aliénés ». ANIMA BLASTER affectionne Les Furieux, un bar de la rue de la roquette squatté par les bas résilles et les tee-shirts Napalm Death. Il apprécie aussi tout particulièrement l'usage détourné de la phrase : « On a les ballons pour les enfants ! » dans le fragment du commissaire. Quand il sort guilleret et que lui prend l'envie d'acheter une baguette, ANIMA BLASTER attrape son Maldoror, au cas où. Si, en revanche, il est d'humeur chape de plomb, il embarque un Cioran, De l'inconvénient... de préférence. De manière générale, la poche gauche de son duffle-coat est plutôt squattée par les sceptiques. Quant-à la droite, elle est comme la droite : décomplexée, SMS et thunasses. Passer sa mémoire au peigne fin ne lui prend pas plus d'une minute tant il vit dans l'instant, et davantage encore dans celui qui le suit. Il n'enregistre rien d'autre que la fugacité de sa marche. La plupart du temps, ANIMA BLASTER se déploie dans un futur immédiat qui ne vient pas. C'est pourquoi ce futur là ressemble à un présent sur la brèche. Curieusement, ANIMA BLASTER n'est jamais autant présent au monde que lorsqu'il rêve. Or, on sait qu'Heidegger ne distinguait pas de personnes plus « au monde » que les poètes. Si l'on fait de la remarque d'Heidegger notre prémisse majeure et de notre première proposition notre prémisse mineure, on obtient : ANIMA BLASTER est un poète quand il rêve, entendu qu'il fait partie des personnes les plus « au monde » quand il rêve. Chaque rêveur est un peu le timonier de son propre songe et ANIMA BLASTER ne fait pas exception en choisissant à dessein ses ornières oniriques. Mais une fois qu'il s'y trouve engagé, s'en extraire est une autre affaire. En cela, le rêve fonctionne à peu près comme le réel : comme un champ de possibles interconnectés où le vent emporte quelques miettes de liberté. En rêve, ANIMA BLASTER n'achève jamais une action plaisante. Alors de l'acte érotique n'en parlons pas, car c'est à peine s'il atteint le stade de l'érection. Au reste, la sylphide s'évanouit toujours quand il s'apprête à déboutonner sa braguette. Les conclusions malheureuses étant devenues la règle, il s'efforce désormais de s'exciter en anticipant la déception. L'expérience répétée de l'orgasme interdit durant le rêve est à l'origine d'un choix décisif dans la réalité : ANIMA BLASTER veut devenir le romancier (de gare) des éjaculations éconduites. Il sait, par ailleurs, qu'il lui faudra énormément travailler et déjà s'emploie à étoffer son champ lexical du vice. ANIMA BLASTER n'a qu'une expérience dérisoire de la déviance, mais il est résolu à l'accroître. Il sait que dans la boue, dans la dèche, dans les coups tordus de la lie des villes se trouvent la plus puissante des inspiration et les plus beaux gisements d'idées. Dans la merde fleurit du neuf, c'est connu. Rien ici qui le mène hors des sentiers battus, notamment des sentiers foulés par celui qui se faisait payer en bocks et en filles. Aussi, en s'encrapulant, ANIMA BLASTER emboîte le pas cadencé, aérien et infini de l'homme aux semelles de vent. Sincère, il marche les entrailles à l'air et considère que tout interlocuteur, imbécile ou pas, a le droit de les palper, d'en vérifier la consistance. Souvent, à l'issu de l'examen des viscères, l'anonyme grimace comme un inspecteur sanitaire qui flaire le sushi douteux. Autodestructeur classique, ANIMA BLASTER carbure au café, à la clope et aux hamburgers bon marché junk-food refroidissant à la vitesse de la fonte des Mars glacés en plein cagnard Le réchauffement putain ! Le réchauffement !!! Dans son dictionnaire, le verbe déglutir renvoie à l'action qui consiste à faire passer les hamburgers et l'alcool de la bouche à l'estomac par le canal de l'œsophage. C'est dire un peu l'attention qu'il porte aux discours prônant une alimentation saine et variée. L'animal carbure donc à la dépendance et, surtout, cabote de mois en mois, à l'instar des trentenaires plus ou moins fauchés qui n'ont pas vraiment de business plan. ANIMA BLASTER est un de ces chasseurs d'images dont le social a besoin. Il écrit sous influence, et notamment sous l'empire des visions que lui procure la consommation exagérée de bières à l'acier. Il sait qu'il est des phrases qui tombent sans prévenir au coin du carrefour. Des fulgurances ténues qu'il consigne comme on dépeuple un cimetière : « Les culs se cajolent l'ego en s'auscultant dans les vitrines des boutiques » ; « Si tu te sais fou, fait toi artiste, et on te ménagera des espaces » ; « Un poème, mille réceptions ! » ; « Le JE ? C'est un gigantesque point d'interrogation ! » ; « Pour le dire de façon lapidaire : la blessure rend le reste supportable » ; « Un chagrin d'amour ça fait plus que chagriner ». ANIMA BLASTER s'étonne souvent de la facilité équivoque avec laquelle on passe de la littérature à son carré. Il a compris depuis peu que ce phénomène se situait au niveau de son troisième Moi poétique. Le premier correspond aux questions « qui suis-je ? » et « comment était-ce avant ? ». Le second est par essence créateur de poésie ; il évolue avec elle, la pratique poétique le transformant. Le dernier, enfin, est une réflexion sur le Moi lui-même, c'est à dire sur la manière qu'il a d'actualiser la réalité même. Il est le carré de la littérature, le Moi-continent. Quelque part, un normalien explique que la modernité lyrique se rapporte à la fragmentation du Moi, comme l'illustrent les premières pages d'Une saison en enfer. ANIMA BLASTER est dans la modernité lyrique car il se tronçonne au quotidien. Par exemple, il lui arrive d'affirmer puis de défendre le contraire de ce qu'il pense. Il se dit alors tout naturellement : « pardonnez mon esprit de contradiction, mais c'est l'autre qui parle », et aussitôt de s'étonner de la spontanéité de sa pensée. Les exercices de mises en abîme d'ANIMA BLASTER aboutissent le plus souvent sur un constat du type : « Vite ! Retenir !... Mais retenir quoi exactement ? Je sais pas. Mais en tout cas il faudra, ça oui il faudra... ». C'est dire s'il en sort avancé. Tout au plus la nuit lui permet-elle d'écrire de l'opaque avec des bouts [23 heures 23 : une bonne heure pour mettre les bouts]. Quoi qu'il en soit, ANIMA BLASTER est fâché avec les contraires. Pas un jour ne passe sans qu'il ne s'engueule avec eux. Du coup, il se disperse. ANIMA BLASTER se croit profondément humain car il aime rembarrer les mendiants. Il se satisfait de cette action dans le sens ou, primo, y'a plus looser que lui, deuzio, faut bien que le type se fasse à la mentalité des gagnants s'il veut sortir du trou. Ajoutons qu'il ne croit pas être cynique avec ce genre de raisonnements tordus. À la façon d'un Coppé, il habite tellement son rôle qu'il le devient. Affres de la Persona ! Cadeau du copain-diktat ! Il faut poursuivre les réformes, maintenir le cap des réformes, respecter le calendrier des réformes, baiser le cul des réformes. Ce sont de bonnes réformes ! Et il s'agit de réformes dont la France a besoin, dont elle ne peut faire l'économie ! Il faut que vous et MA gueule sauvions les réformes !!! ANIMA BLASTER kif' les chinois / louches / en surpoids / boule à zaid' / loutch' à la Néo / survet' et fut' class / qui prennent le soleil en famille aux premiers beaux jours du printemps. En revanche, il exècre les soixante-huitards et leur pensée ramollie par l'indifférence cool. Qu'un seul d'entre eux déboule dans la discussion tout enivré de son dogme esthétique, de son art trivial, de sa poésie fadasse faîte par tous et, aussitôt, la réplique-devise tombe, sèche et sans appel : « C'est pas parce que c'est sans prétention qu'il faut que ce soit de la merde !!! ». ANIMA BLASTER ne croit ni en un dieu unique, ni en plusieurs. Comme la plupart des gens, il ne voit pas l'intérêt de commémorer un événement du passé plutôt qu'un autre ; il ne croit pas que les historiens soient des fusibles qui sautent avant le génocide. Il croît surtout que les philosophes, qui disent qu'Auschwitz a foutu en l'air toute la pensée occidentale, sont des cons qui ne savent pas de quoi ils parlent. Il est un autre fait à propos duquel ANIMA BLASTER prend le contre-pied des penseurs à la mode : la fictionnalisation du réel. Selon lui, elle n'a rien de dangereux et ce mouvement puissant, qui distingue en partie la modernité des autres temps de l'histoire, représenterait même une voie de sortie de la matrice. ANIMA BLASTER attend avec impatience et sans faire de provocation la généralisation d'un modèle politique calqué sur le fonctionnement de Disney-Land. Regarder NRJ Télé le conforte dans l'idée que la connerie s'institue progressivement en un totalitarisme singulier. ANIMA BLASTER dort par saccades et, quand il ne dort pas, sa pensée coure sur les murs en esquivant les aspérités et les tâches. Sa passion pour le billard participe de son envie de frapper la tête des gens avec une canne géante. Dans le même registre, le port d'une arme est pour lui la marque des esprits les plus inconscients car il ne voit pas comment, en possession d'une dague qui ne demande qu'à se rendre utile, il pourrait éviter de trancher la jugulaire des petits monstres trop bruyants. C'est pourquoi ANIMA BLASTER abhorre les tartuffes qui disent sécuriser les civils en les armant. ANIMA BLASTER chante le Rust in Peace et s'incline devant le « Qu'il repose en révolte » car : « Dans les bras tordus des désirs à jamais inassouvis sera sa mémoire ». ANIMA BLASTER brûle d'un désir immortel que même la plus amoureuse des étreintes n'apaise qu'à moitié. ANIMA BLASTER ne parle jamais de lui à la troisième personne. Il ment, c'est tout.
Victor Jorge
Publié par Fang Shih Yu à 23:22:09 dans Ou du punk pépé ? | Commentaires (0) | Permaliens
J'déambule la nuit dans Zalem et la haine
N'enflamme pas les yeux des SDF qui traînent
En préambule de ce poème je formule un vœu
Une tente MSF pour chacun d'entre eux
Vœu pieu pour les uns, lieu commun pour les autres
Façon de se disculper ce qu'on est bien chez les nôtres
Blasés de la misère visible qui partagez
Le cliché du clodo qui refuse le boulot sachez !
Qu'au bout du rouleau y'a pas de magot caché,
Y'a pas de complot de prolos qui en veulent à vos euros
Pour les marmots fauchés entrés en révolte
Après la mort pour rien de deux potes sous les volts
Deux mots rassurent le bobo
« Tolérance zéro ! » rappelle Sarko Zorro
Libéral sans attelles qui martèle les cerveaux
Et qui ne tape pas que sur les nerfs des mecs du Cluedo
Quand il essaie le mot karcher et mesure son écho !
Avocat de Neuilly ! Avoue que t'as la trique dis
Ta matraque dans le slip trahit tes envies de fric
Le pouvoir du costard chic et de l'agenda bien rempli
N'ont rien à voir avec la république des accros au jaja
Pas de famille pour celui-là
Que le souvenir du trauma
Trois fous virent dans le coma
Suite au combat... livré pour la goutte !
En plein après-midi les gueules cassées cassent la croûte au milieu du carbone
Et leurs corps d'hommes meurtris sont si loin
Du mien mieux portant je me sens bien
Loin si loin de tous mes voisins les spectres urbains
Pour eux souvent pas de choix, pas de voie de sortie,
Et pas l'envie de trouver un meilleur toit que le pont de Bercy.
En face des colonies marginales le béton de l'économie d'Etat !
Triste césure spatiale
Risque de suicide social
Les deux extrêmes du Capital se matent par-delà la Seine
La cour des miracles !
Toujours la même claque !
Mais l'habitude de dire non de compter les moignons
D'enjamber les culs-de-jatte
Parfois ma tête éclate
Parfois ma tête éclate
Rien à voir pourtant
Avec le temps qui suit celui des conflits
Quand le deuil en série se substitue aux tueries !
Aujourd'hui moins de traces, moins de mutilés dans les rues
Plus beaucoup de poilus témoins du bal des obus et pourtant
Qui supporte de parler avec ceux dont le corps annonce la mort
Avec ceux dont le sort est de cumuler le vécu ?
Dans la rue On s'habitue si bien à la vue des indigents
On ne les distingue plus très bien du reste des gens
On force le pas quand le cœur ne suit pas
Zalem !
Cité décadente sous la fiente des pigeons mutants
Capitale brassant mille rêves différents
Où chaque jour la faim d'un enfant croise un caprice de Cadillac !
Fang Shih Yu
Publié par Fang Shih Yu à 22:57:48 dans Tu veux du rap papa ? | Commentaires (0) | Permaliens
Prod : Ayato - Voix : TBZ, San-Té & Fang Shih Yu
Lettre au pasteur de l'Eglise des onomatopées
Automate statuant sur le sample qu'il faudra trouver la lampe au front
Dans le feu du son cent ans la guerre a duré
Finalement les ramifications de ta secte auront permis de t'ériger
En insecte roi virevoltant sous les volutes prédateur effilé défiant dans la lutte
Hérétiques scandinaves scandant du celtique
Lettre au missionnaire au pasteur tactique
Au stratège qui prêche en terre païenne
Le grand seigneur est détenteur d'une écurie automobile
Pas de Curie dans son idylle
Mais une clique de colosses en forme de coniques inversés
Souffrant de coliques collectives et agitée
Quand un suspect traverse en liesse la rue pour toucher son Jésus
Disciple ou renégat ?
Non pas çui-là pas d'armure et transcendé
Le suspect repart allégé d'un Smic ou d'un peu d'or
Salaire symbolique pour le mentor qui voit là une offrande ridicule
Pas assez pour s'attirer sa sympathie alors on t'encule un peu plus
C'est gratuit sauf pour toi qui attends d'être admis dans le cercle des amis
D'être inscrit sur la liste des passagers de la navette spirituelle
Du plomb dans les ailes dans une forêt
Pour payer ton insolvabilité
Tu vas voyager...
Gourouman éveille ma pensée
Gourouman éveille ma pensée
Avec Slam-man apprenez à puncher
Vous pouvez l'emmenez au bureau
Et le faire passez pour un poteau dans le métro
En plus sa gueule clignote quand il a mal
Tout les Gourouman équipent leurs fidèles de Slam-man
Nous ne sommes que des molécules éphémères
Juste en-dessous de cette éternelle stratosphère
Poussière de caillasse volante envahissante comme la paperasse
La fiente le petit rajout d'la finition qui fait dégueulasse
Dixit le grand gourou qui amasse les liasses et c'est la liesse
La foule exulte en masse ça vient de partout y'a toutes les races
Y'a même Julio qu'est de Caracas
Alignées par milliers les rotules embrassent le parquet de la paroisse
Tandis que le Messie officie sa prophétie
Les fils du vice lui rendent service apportent les offrandes jusqu'à l'office
Des playstation des clés de bagnole des punching-balls des litres de gnole
Vision surréaliste inimaginable sous le regard enjoué de sa majesté le diable
Ce soir Root Manuva, Eminem et Fuzati sont éclipsés
Afin de laisser place au maître de cérémonie autoproclamé
Sculpture cérébrale disjonction des nerfs manipulation mentale on va pas t'la faire
Les poissons volent les oiseaux coulent les merguez pensent les chats roucoulent
Bis repetita bis repetita
Etc.
Le Cluedo dit
Que sur les chaînes publiques
Les obsédés chics du fric type Delarue
Méritent les injures du rap de la rue
Celui-ci n'a pas tout dit
En tout cas pas que les demandeurs de types qui collectionnent les tocs
Fouillent dans leur stock de questions pipées pour poser :
« Le syndrome de Gilles de la Tourette ?! Comment peut-on vivre avec ? »
Colporteurs de paradis psychique sentez l'odeur que le Cluedo
Vous lâche dans le nez tel un gros hic... une brique atomique
Toi le pasteur policé t'es le prêcheur gominé de La Nuit du chasseur
Tu bluffes la société comme Robert Mitchoum
Alias Passe-muraille alias Jeremy Gourandon quoi ?! J'déraille ?
Mais déconne pas vieux skyso de la région
Je ne porte pas comme un con le collier de fleurs de chez Raël
Made in delirium profundis aux abysses j'm'écartèle j'fais des exercices
Donnant les noms du cartel pour lequel j'ai bossé
J'définis les zones d'ombre qui m'ont concerné
Lettre au pasteur qui dans la main m'a topé
Pour bâtir un projet d'aliénation mentale
Proposition originale j'accepte de soutirer la maille
Je laisse tout le monde sur la paille
Fidèle bras droit rompu aux méthodes expérimentales du marketing collectif
Je suis l'animal discipliné sans jamais me dissiper
Les quotas dépassés me divertissent et la valeur travail m'ennoblit
J'en oublie de nettoyer la merde de Rael il m'emmerde
J'attends la querelle au sommet qui me sacrera nouveau Messie
Fixant le prix des lobotomies à mes clients illuminés
Rael et compagnie on te suit bien que tu sois un pasteur particulier
Gavant de partenaires ton pigeonnier
On te suit jusque dans ton trip extraterrestre pour le reste et ton vice
On laisse faire M6
Le Cluedo dit
Que sur les chaînes publiques
Les obsédés chics du fric type Delarue
Méritent les injures du rap de la rue
Celui-ci n'a pas tout dit
En tout cas pas que les demandeurs de types qui collectionnent les tocs
Fouillent dans leur stock de questions pipées pour poser :
« Le syndrome de Gilles de la Tourette ?! Comment peut-on vivre avec ? »
Lettre au pasteur encravaté sous les spots lights du plateau télé
Ce sentiment de pitié exacerbé est l'exact opposé d'une extase matricielle
D'un contact intellectuel
Chez Fogiel et Delarue l'oreillette est discrète et tendance
La compet' du m'as-tu vu une croyance
La tendance philosophique de la compassion distanciée
Envers les tares physiques quelque chose d'outrancié
Lettre au pasteur en faillite aux tours de passe-passe obsolètes
Les onomatopées de ton flow ont fini par soûler tes adeptes
Le bug cérébral est résorbé
Aux oubliettes ton karma de pasteur recevra mon pamphlet via le facteur
Défendu de décacheter l'enveloppe où nous avons glissé l'anthrax
On va t'calmer le thorax et ta mégalomanie
Les murmures parlent déjà de te murer dans le mégalithe
De te passer une muselière au bec tel un pit
Attend attend deux minutes
T ! B ! Z ! vient t'baiser !
En direct live ou en différé
Pas de pitié pas de quartier pas besoin de m'encagouler
Pour foutre la zoooonnne...
TBZ, San-té & Fang Shih Yu
Publié par Fang Shih Yu à 22:27:49 dans #2 N'enfonce pas l'Clue ! | Commentaires (0) | Permaliens
Prod : Ayato - Voix : San-Té & Fang Shih Yu
Ton écriture en pattes de mouche tu la ponds pour tes potes
Qui attendent sur la touche de juger ta prestation
Ton escorte de gros bras pointe le doigt sur...
Les défauts d'tes lignes extraites du chaos
C'est ton kiff pour Néo qui anime tes visions
Sûr que les rimes sur simple consultation du dico tu connais
Et t'as raison le Robert n'est pas fait que pour les niais
Tes potes traquent les étoiles la nuit le splif entre les dents
Dans le camp des cons du gang à cran d'arrêt
Frappe pas dans le gang sans les gants des jumeaux
Qui se farcissent Trinity et lui infligent des plaies
Mais rédige des textes vrais comme des cicatrices
Apprenti alchimiste du verbe déconnecte-toi de la matrice
Hermann tu veux être le meilleur MC ? (Ah oui oui j'veux bien)
Au clash de Sandillon prévu Samedi
Personne n'est fan de oit mis à part ton possee (Ah bon ?)
Encore une fois on t-conseille les sages trapézistes du beat te rappellent
Qu'il faut réviser tes rimes car les big up de ton krew couvriront pas les sifflets
Des vieux que t'auras soûlé par ton show mou du genou place ta go sur tes genoux
Et cache ta biff dans ses eins si ton flot est trop mince direction les vestiaires
Comme après six bières direction la civière
Ton phrasé est has been tout d'un coup c'est le coup de spleen
Bah qu'est ce qui t'arrive mon grand Hermann ?
Va t'inscrire aux cours de Method man
Ta p'tite clique bouge la tête quand tu te la racontes sur ton sofa (magenta)
Petit mythomane (va)
Tu mérites qu'un monticule en puissance
Et surtout tchatches comme tu danses façon (G-Squad)
Même le mayke veut pas d'oit tu trembles des waaads
But the show must go on en copié-collé l'agent Smith se décuple à volonté
Morpheus tu nous as bluffés (t'en as trop fait)
Des gourous imposteurs tu détiens le trophée
File donc des leçons au petit Hermann tchatcheur
Qu'à foiré sa prestation au concert de Sandillon (dring)
Décroche ton nokia le logiciel du kata du tir te permettra de t'farcir Monica
Et de revenir à la réalité des effets de la substance prohibée inhalée entre potes
Comme sur Zone Interdite
Hermann gros foncedé tu mérites de tenir le rôle d'un fakir fou de dieu
San-té & Fang Shih Yu
Publié par Fang Shih Yu à 21:45:10 dans #2 N'enfonce pas l'Clue ! | Commentaires (0) | Permaliens
Prod : TBZ - Voix : Fang Shih Yu - Sax : Julio Lloco
Paysages tapissés d'asphalte
Maquillage épicé pour cette forêt d'cobalt
Ici les anges déchus dans la rue traquent les cobayes
Qui cavalent et s'font la malle en train Corail
Avec ton style hostile nihiliste du stylo bille
Tu joues au scribe aztèque qui scrute Séville
Les touristes en baskets au regard étonné
Font l'objet de ta prose dithyrambique
Les accrocs de l'alambique causent au troquet
Et forment le gros des troupes de ton public au taquet
T'es le Spartacus moderne qui squatte les abribus
Le terroriste patenté des attentats d'Air bus
Pas tenté par l'or de Midas tu t'adonnes aux sports de masse
Tu dis qu'défendre ses buts le dimanche après-midi
Face aux poteaux c'est déjà s'défendre un peu dans la vie
Au gré des feux de bois allumés les abysses s'échappent du calumet
Et font tanguer la tête des femmes agenouillées
Quand sa flamme crépite la plus petite d'entre-elles
Se jette dans le foyer et s'y brûle les ailes
S'en suivent les cris de l'immolation
Et pour les dieux l'heure de la collation
Sonne au solstice d'été sur Terre
Au sacrifice nocturne d'une femme du désert
Trois strophes pour Christophe catastrophe
Le crado super-bionic qui s'échange à la récré
Contre un calot phallique
Calotte glacière déclinante sur les paysages des atlantes
Tapissés de forêts
De forêts...
Fang Shih Yu
Publié par Fang Shih Yu à 21:08:03 dans #1 Maxi Merde Area | Commentaires (0) | Permaliens